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 Un enfant de trop

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MessageSujet: Un enfant de trop    Mar 13 Oct - 4:28





Un enfant de trop


Anne de Breuil ♦ Séraphin de Monllieu






Trois coups brefs à la porte, le dernier appuyé avec une mesure de retard afin de me démarquer et ainsi annoncer ma présence auprès de mon commanditaire. Il en a l’habitude et sait ainsi que c’est moi. De l’intérieur, une voix raillée par l’âge m’invite à entrer.

- Monsieur. Vous m’avez fait mander ? Fis-je après l’avoir salué comme il se doit.

- En effet, pour une sombre affaire de famille, d’héritage et de gros sous. Mais asseyez vous Monsieur, que je vous expose cela en détail.

Même si j’eus préféré rester un instant encore debout, je pris place. Le trajet fait à cheval m’ayant malmené quelque peu le bas du dos, surtout suite à la nuit mouvementée qui précéda. Oh n’allez rien imaginer surtout mais je m’en revenais tout juste des domaines familiaux. Et pensant qu’il serait inutile de prendre bagages avec moi et que le séjour serait écourté -ce qui fut exact- j’étais ainsi parti, tel un fier cavalier léger. Il faut dire que si mes rapports avec père étaient cordiales, mes liens avec mon frère d’adoption et unique fils légitime, comme il aimait me le rappeler, Raphael de Monllieu, étaient une toute autre affaire.  De quelques années mon cadet, nos rapports n’avaient rien à voir avec ces saines rivalités fraternelles. Non, il me haïssait bel et bien que d’avoir grappillé quelques possessions qui auraient pu lui revenir de droit. Bien plus que de devoir partager l’affection de notre père. D’ailleurs j’imagine aisément que s’il avait été dans la confidence de mes actions ici à Paris, il n’aurait pas hésité une seconde à vendre ma tête au premier ennemi venu. Cher frère.

Mais soit, je posais donc mon séant meurtri sur une chaise, heureusement capitonnée de velours, croisais les jambes et attendis la suite.

- L’un de mes bons amis, Léolin de Ralle, veuf de surcroît apprit il y a peu qu’il possédait une descendance inespérée en la personne d’un enfant bâtard, fruit de quelques nuits passionnées avec l’une de ses domestiques. Cette femme, l’on ne sait pour quelle raison exactement bien que l’on s’en doute, ayant fuit et disparu avec le bébé.

- Pourquoi fuir avec l’enfant héritier d’un tel nom alors qu’une vie dorée lui tend les bras ? Chantage ? Soudoiement ? Pressions de la part d’un parent ?

Ayant encore fraîchement en tête les railleries de mon propre frère vis à vis d’histoires de fortune, la dernière proposition me sembla être sortie le plus naturellement du monde.

- Fort possible. Monsieur de Ralle ayant quelques nièces ainsi qu’un neveu, tous légataires légalement mais forcés de laisser la place si jamais il venait à reconnaître ce jeune nourrisson. Mais revenons en aux faits. Cette jeune femme, Bernadette Charon mais surtout son enfant doivent être retrouvés, je vous laisse donc le loisir de faire le nécessaire pour cela. Vous trouverez dans ce document, le rapport que l’on m’aura transmis à son sujet. Il est bien maigre, vous verrez par vous-même.

En effet, mis à part quelques états de service depuis son arrivée dans la capitale ainsi que son nom -si pour autant qu’il fut réellement le sien- il n’y avait pas grand chose qui puisse m’aider à remonter à une quelconque source familiale. Mais ayant déjà eu affaire à ce genre de cas, j’imaginais déjà comment procéder.


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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Jeu 15 Oct - 19:36







La journée était commencée pour beaucoup de personnes. Les marchands étaient déjà installés sur le marché depuis l’aube, Le fleuriste avait déjà effectué des transactions, le joaillier avait déjà fait le bonheur de quelques demoiselles. La journée était déjà commencée pour la jeune Anne de Breuil, ou Milady de Winter. En effet, la jeune femme se trouvait déjà dans le cabinet du cardinal Richelieu. C’était un  lieu qui commençait à lui devenir familier désormais. Vêtue d’une robe des plus élégantes, la jeune Anne portait également une très jolie parure de bijoux, sans oublier un collier qui la rendait encore plus élégantes qu’elle n’était, mais qui lui permettait également de cacher cette cicatrice qui lui faisait honte, et qui lui rappelait une grande souffrance.

Le cardinal ne tarda pas à expliquer à la jeune espionne qui se faisait appeler Milady de Winter, cette affaire qui était selon l’homme d’Eglise si importante. Il s’agissait là d’une affaire importante et qui ne devait en aucun cas être ébruitée. Un homme du nom de Léolin de Ralle, venait d’apprendre qu’il avait engendre un enfant illégitime. Cela exaspérait un peu la jeune femme : encore un homme qui n’avait pas pu s’empêcher de séduire une domestique. L’enfant illégitime ayant disparu, ainsi que sa mère, le cardinal demanda à Anne de rechercher les deux. L’affaire en elle-même ne disait rien de bon à la jeune femme, mais elle se réconforta en se disant que ce genre de recherche allaient certainement s’avérer être divertissante.

Anne quitta alors le cabinet du cardinal, puis quitta le palais. Elle savait exactement ce qu’elle devait faire pour ce genre de situation. Et puis la jeune femme avait de nombreux hommes de mains à disposition. Cependant, Anne aimait tout de même exécuter les choses elle-même et ainsi rester maitre de la situation. Mais avant de commencer quoi que ce soit, une phase d’observation était nécessaire.





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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Ven 16 Oct - 17:30





Un enfant de trop


Anne de Breuil ♦ Séraphin de Monllieu






Selon le type de mission que l’on m’assignait, il m’arrivait de me charger moi-même de certaines enquêtes ou d’en reléguer une partie à autrui. Surtout lorsque le temps pressait et qu’il fallait visiter plus d’une destination. Mais à des hommes de confiance cela va de soi, tel que Gaston, mon serviteur. Gaston était de tous mes domestiques, le seul étant dans la confidence en ce qui concernait mon travail à Paris. Je lui octroyais donc une sur les trois adresses ou fut employée cette Bernadette Charon, la dernière en date, et m’occupais des deux autres.

L’une ne donna rien de précis. Elle logea sur place, dans une chambre mansardée au grenier et donc nulle trace d’une adresse bien à elle. Oh je ne me faisais pas d’illusion. Même si elle avait habité seule quelque part, elle n’y serait certainement plus à cette heure. Mais qui sait, peut être que ses anciens logeurs auraient des informations intéressantes. Surtout aidés de quelques pièces. Quant à son employeur précédent, il me confia qu’elle vivait à l’époque chez une cousine à elle mais située dans l’un des quartiers les moins bien mis de la capitale.

J’allais donc visiter cette parente, moins bien vêtu qu’à l’accoutumée afin de ne pas trop susciter de tentatives de vol à mon encontre. Même si j’étais prêt à en découdre si cela devait arriver, l’idée d’y perdre de mon précieux temps ne me tentait pas vraiment.

La demeure… ou devrais-je dire, la ruine dans laquelle vivait cette cousine se révélait vraiment être des plus insalubres qui soit et j’imaginais aisément qu’elle ne rechignerait pas à m’en dire un peu plus contre une petite aide financière. Depuis l’extérieur, j’entendais quelques marmots brailler et peut être l’espoir qu’elle fut la au final, ainsi que le nourrisson. Je frappais et une sorte de matrone au tablier sale et aux cheveux pendant de dessous un foulard à la couleur incertaine vint ouvrir. Je jetais un rapide coup d’oeil derrière elle, me faisant intérieurement la réflexion que cela aurait été décidément trop simple vu que les gamins braillards s’avéraient trop âgés pour convenir.


- Chère madame, j’aimerais vous entretenir à propos d’une proche parente à vous. Pouvant vous assurer qu’il s’agit la de bien bonnes nouvelles pour elle mais pour vous aussi si vous vous montrez conciliante. Puis-je entrer ?

Elle ne m’adressa qu’un signe de tête me permettant de pénétrer dans sa demeure crasseuse. Pauvre certes mais un petit coup de balai aurait pourtant bien arrangé les choses. Et alors que j’observe la marmaille, des coups à la porte se font entendre...



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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Dim 18 Oct - 17:06







La jeune Anne De Breuil n’était pas une novice dans ce genre d’investigation. Cela faisait déjà un certain temps, depuis son arrivée à Paris plus exactement, que la jeune femme était au service du cardinal Richelieu. Cet homme si puissant, qui faisait du roi de France un homme influençable. C’est si anodin dit de cette façon et pourtant, de nombreux complots, de nombreuses manipulations ont la même origine : le cardinal.

Cela faisait très peu de temps que Milady de Winter, ou Anne, avait les informations nécessaires à son investigation, mais la jeune femme n’avait pas perdu de temps. En effet, dès sa sortie du cabinet du cardinal Richelieu, Anne avait mis en route son réseau d’informateurs. Il ne fallait pas perdre de temps car selon l’homme d’Eglise, l’affaire était urgente. Mais il était hors de question qu’Anne attende patiemment qu’on lui donne une quelconque information. C’était une femme d’action avant tout. Et elle ne tarda pas à obtenir une information importante. Ne voulant pas s’arrêter sur un si bon chemin, elle décida de se rendre chez une femme qui selon elle, serait en mesure de lui donner des informations supplémentaires qui pourront sans aucuns doutes l’aider dans ses recherches.

Anne arriva alors assez vite dans un lieu qui ne lui était pas du tout familier. D’autant plus que le lieu lui semblait être trop lugubre, trop défavorisé à son goût. Et tout en observant les lieux aux alentours, la jeune espionne remarqua la présence d’un homme qu’elle connaissait : Séraphin de Monllieu. Cela ne lui prédisait rien de bon. Si cet homme, qui exerçait une activité similaire à la sienne, était ici c’était pour les mêmes raisons qu’elle. Mais qui donc l’avait engagé ? La présence de Séraphin chamboulait quelque peu les plans de la jeune femme. Anne décida alors de ne pas intervenir maintenant, et d’attendre que le jeune homme en ait finit afin de l’intercepter et de lui faire savoir qu’il n’était pas seul sur cette affaire. La jeune femme se mit alors à attendre patiemment, que Séraphin sorte de la maison en ruine.






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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Lun 19 Oct - 16:20





Un enfant de trop


Anne de Breuil ♦ Séraphin de Monllieu






La matrone se dirige vers la porte et j'aperçois, alors qu’elle s’écarte, une sorte de berceau bancal et tout aussi peu accueillant que le reste. Profitant plus encore de son absence, je m’en approche. Il est vide mais les linges restés en place semblent bien trop propres pour ne pas me mettre la puce à l’oreille. Avouez que s’il s’agit d’une coïncidence, elle serait de taille. Je me tourne alors vers les quelques gamins attablés.

- Serait-ce votre petit frère qui a dormi la ?

Aucun semble vouloir me répondre mis à part le plus jeune qui secoue négativement la tête. Entre temps, leur mère, du moins, j’imagine qu’elle le soit, revient à la charge.

- Bon… Qu’est ce que vous voulez ?

- Ma bonne dame, je ne vous cacherai pas la vérité, je suis ici pour retrouver la trace de votre cousine, Bernadette Charon. Il va de soi que vous serez gracieusement dédommagée du dérangement qu’aura occasionné ma visite.

- J’ai pas de cousine de ce nom la. Fit-elle dans un premier temps mais sans doute que d’avoir mentionné une éventuelle récompense lui aura ensuite frôlé l’esprit. Dédommagée comment ? Enchaine t-elle alors.

- De quoi remplir les estomacs de toute votre marmaille durant un bon moment, voire même d’améliorer le confort de votre logis par la suite. L’affaire est importante et concerne plus encore son fils, un nourrisson. C’est lui que je recherche.

- Elle a pas de bébé.

Décidément, à quoi bon toujours répondre par la négative… A moins que… Et je sors quelques pièces de ma bourse, jouant avec elles au creux de ma main sous ses yeux intéressés puis lui indiquant le berceau d’un mouvement de tête.

- Aucun bébé donc ? Soyez assurée que je ne veux aucun mal à cette dame, encore moins à son enfant.

Je tâche de me montrer le plus rassurant possible et, une fois de plus, elle se ravise. Peut être allons nous enfin pouvoir discuter sérieusement à présent. Je m’abstiendrai cependant de m’asseoir même si elle me le propose. Et alors que je lui tend ma bourse, sa langue se délie tout à fait. Bien que je comprenne la détresse des gens de ces quartiers, de devoir toujours en venir à faire étalage de mes fortunes juste pour l’échange de quelques mots me met mal à l’aise. Non pas que ces quelques pièces vont me manquer mais j’ai cette désagréable impression de devoir tout acheter plutôt que simplement négocier et remettre quelques récompenses ou dédommagement en échange. Ce qui, à mon sens, est assez différent et bien plus vénal. Mais ne suis-je pas, après tout moi aussi un gamin de ces rues ? Ne sachant que trop bien que l’honneur n’existe plus lorsque le ventre crie famine.

Je quitte donc finalement cette demeure, allégé de mon or et me dirige vers ma monture. Ayant une nouvelle piste à exploiter, le village de Pinon, sur lequel je me dirigerai après être repassé chez moi le temps d’y prendre de quoi loger sur place, sait-on jamais...



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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Sam 24 Oct - 19:00







Anne n’avait pas voulu poursuivre son action à terme. Ce n’est pas que la jeune espionne craignait d’aller voir cette femme et d’entrée dans cette bâtisse qui semblait être bien misérable, mais ayant aperçu Séraphin de Monllieu, elle avait décidé que cela ne servirait à rien d’être à deux sur le dos de cette pauvre femme. Cette femme qui allait certainement se demander ce qui lui arrivait en voyant un homme d’une catégorie sociale nettement supérieur. Anne connaissait assez bien le jeune homme, étant un rival, la jeune espionne s’était bien renseignée sur lui. Il n’était pas destiné à vivre le train de vie qu’il a actuellement, si il s’en ait si bien sorti, c’est parce qu’il a été adopté par un comte. Finalement, les deux jeunes gens avaient un point commun : tous les deux ont connu la pauvreté, et finalement s’en sont assez bien sorti pour en arriver où ils sont actuellement. Et tous les deux exerçaient la même activité, une vraie coïncidence.

Après un petit moment, Anne vit Séraphin quitter la maison, ou du moins ce qui ressemblait à une maison. Elle observait le jeune homme en toute discrétion puis décida finalement de passer à l’action. Après tout, à quoi bon se cacher ? Pourquoi ne pas se montrer au contraire ? Se montrer, et faire comprendre à Séraphin de Monllieu qu’il n’était pas seul sur l’affaire. Anne récupéra alors sa monture et se dirigea alors vers le jeune homme « Séraphin » dit-elle pour le saluer. « Avez-vous obtenu les informations souhaitées ? » Ben sur Anne ne s’attendait pas à ce que Séraphin lui dise quoi que ce soit, et elle savait qu’elle obtiendrait également des informations de tout façon.






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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Sam 24 Oct - 20:09





Un enfant de trop


Anne de Breuil ♦ Séraphin de Monllieu






Je m'apprêtais à me mettre en scelle sur ce superbe cheval offert et choisi par mon père. Non seulement pour sa fougue mais également pour la couleur de sa robe. Accordée à son cavalier selon lui. Blanc, élégant mais à la crinière sombre. Rien n’étant tout blanc ou tout noir en ce bas monde.

Lorsqu’une voix m’interpella et aussitôt il me fallut reprendre mon rôle et mes manières. Bien que...


- Madame. La saluais-je, faisant sans doute plus de gestes qu’il n’aurait fallut et m’en allant à lui servir quelques mondanités.

Bien qu’il ne s’agissait pas de n’importe quelle dame de cour venue se perdre par ici par erreur ou pour s’adonner à quelques actions charitables. Et seule apparemment. Ce qui prouvait qu’elle n’eut pas froid aux yeux ou se sentait tout simplement apte à se défendre. Et le hasard, je n’y croyais guère. Non pas que je songeais à ce que toutes nos actions soient immuables et inscrites dans je ne sais quel grand livre à l’avance. Mais il faut avouer que lorsque l’on vient se perdre en pareil endroit pour affaire et que l’on y croise Madame de Breuil, que l’on sait fréquenter que trop bien son excellence en personne, voire travailler pour lui il y a de quoi supposer bien des choses. Elle ne fit que confirmer mes doutes.

- Des informations Madame ? Mis à part que la misère pullule en ces lieux et qu’il faille bien, afin d’alléger le poids de son âme, tenter quelques bonnes actions. Mais je vous en prie, n’allez point raconter tout cela, cela nuirait à ma réputation. Que diraient mes partenaires de jeu s’ils savaient que j’allais dilapider mes gains dans pareils lieux.

Évidement, je n’allais pas lui confier la raison réelle de ma présence même si, au fond, elle devait s’en douter vu sa question. Soit elle ne faisait preuve que de curiosité, soit elle aussi fut mise sur cette même affaire. Et dans ce cas, cela signifiait qu’une autre personne souhaitait retrouver cet enfant, ce qui ne me disais rien qui vaille.

- Mais je ne puis que vous conseiller de ne pas demeurer seule par ici trop longtemps. Une dame de votre qualité ne pourrait qu’y faire de mauvaises rencontres. Souhaitez vous que je accompagne ?


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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Mar 27 Oct - 20:29








Anne de Breuil, ou Milady de Winter, appeler là comme vous le voulez, n’était pas une jeune femme qui avait froid aux yeux. Depuis sa plus tendre enfance elle avait appris à se débrouiller seule. Et pour cela elle n’avait pas hésitez à commencer à mentir, à voler et pire encore. Ce qui au départ, devait l’aider à survivre, devint un outil pour la faire vivre comme il faut et l’aide à se hisser à un rang des plus nobles. Anne travaillait pour les services du cardinal, et ce n’était pas rien, rappelons-le.

La jeune femme n’avait donc pas hésite à interpeler le jeune Séraphin de Monllieu. Elle le salua comme il se devait et n’hésite pas à lui demander s’il avait trouvé des réponses à ses questions en venant ici. Ce dernier lui fit un bref résumé de la misère qui était présente. Cela, Anne l’avait déjà deviné. Après tout, un seul regard vers la demeure suffisait pour voir que cette famille vivait dans une très grande pauvreté. Séraphin ne semblait pas vouloir dire quoi que ce soit sur ce qu’il avait appris ici. N’avait-il pas compris ce qu’Anne voulait lui faire comprendre ? Cela serait surprenant, c’est un homme intelligent après tout. Tellement intelligent qu’il préférait jouer la carte de l’ignorance. Mais peu importe, Anne allait faire avec. « Votre inquiétude me touche, mais vous devez savoir que je connais l’art de la défense », je repris alors la parole « mais j’accepte tout de même votre proposition » . Je pris alors place sur ma monture e attendit que ce dernier fasse de même.





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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Jeu 29 Oct - 4:36





Un enfant de trop


Anne de Breuil ♦ Séraphin de Monllieu






Soit Madame de Breuil m’avait démasqué et savait parfaitement bien ce que je tramais par ici, soit elle tentait de le faire. Mais que ce soit l’une ou l’autre de ces possibilités, l’éloigner de ce lieu ou j’avais pu glaner quelques précieuses informations n’était pas un mal. De plus, si jamais nous étions effectivement sur la même affaire, j’avais alors une légère longueur d’avance. Je lui adressais donc un léger sourire en coin.

A moins qu’elle ne m’éloigne volontairement d’ici, laissant un possible acolyte s'acquitter de la tâche d’aller questionne la mégère et sa marmaille. Peut être aurais-je du lui soumettre la possibilité de garder le silence mais ce qui était fait était fait. Je jetais donc un coup d’oeil aux alentours, tâchant de repérer un possible homme de main, tout en enfourchant mon cheval alors qu’elle fut déjà sur le sien et l’invitais à quitter ce quartier assez mal famé je dois dire.


- Aurais-je l’honneur de vous reconduire jusqu’à chez vous Madame ?

Ainsi donc, elle était apte à se défendre… Et alors que nous venions d'entamer plus la moitié du chemin nous dirigeant vers un ciel plus clément, je n’allais peut être pas tarder à m’en rendre compte.

A la sortie d’une taverne, un groupe de trois malandrins, l’un avachis sur un vaste tonneau, les deux autres posés contre le mur de torchis se redressèrent, montrant déjà des dents fort peu entretenues dans un rictus ma foi assez satisfait. De nous voir, j’imagine, plus richement attifés qu’eux même et sans doute comme étant des cibles potentielles. L’un d’eux ne manqua d’ailleurs pas de saisir la bride du cheval de cette chère Dame.


- Ma bonne dame, une petite pièce pour un pauvre bougre.

Tandis que les deux suivants s’approchèrent de mon étalon.

- Je vous conseille de ne point y toucher, il mord. Je vous aurais prévenu. Fis-je d’un ton de plaisantin.

- Allons monseigneur, quelques pièces.. ou bien toute votre bourse, histoire que l’on n'embête pas la p’tite dame ?

Bien entendu, j’étais prêt à lui répondre de façon la plus opportune qui soit, mon arme n’attendant que cela, mais j’étais curieux de voir Madame de Breuil à l’oeuvre de son côté.



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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Mar 10 Nov - 19:03







Anne venait d’accepter de continuer son chemin avec le jeune Séraphin de Monllieu. Elle vit d’ailleurs ce dernier regarder aux alentours, et cela la fit sourire intérieurement. Que faisait-il ? Essayait-il de repérer un quelconque homme de main appartenant à la jeune femme ? Possible. Mais Anne ne s’en souciait guère elle savait ce qu’elle avait à faire et ses acolytes également. Et à peine monté à cheval, Séraphin demanda à la jeune espionne si il aurait l’honneur de la reconduire jusqu’à chez elle. Un léger sourire ce dessina sur le visage de la jeune femme « Monsieur, vous savez bien qu’aucun homme n’a cet honneur ». Il est vrai qu’Anne ne conviait jamais aucun homme à ses appartements. Aller savoir la raison.

Les deux jeunes gens en étaient à la moitié du chemin. Tout se passait bien pour le moment. Mais cela allait bientôt changer. En effet, à la sortie d’une taverne, un petit groupe composé de trois hommes s’approcha d’eux. L’un d’entre eux s’approcha du cheval d’Anne et en attrapa sa bride lui demandant une petite pièce. Anne détestait ce genre d’individus. Malheureusement, il y en avait beaucoup dans la belle ville de Paris. Un des hommes s’adressa ensuite à Séraphin en lui réclamant une pièce ou même toute sa bourse ou alors il allait ennuyer Anne. Cela fit sourire la jeune femme d’ailleurs. Ces individus ne savaient pas à qui il savait à faire et cela se voyait. Alors que personne ne s’y attendait, Anne sortit un mousquet de sa sacoche et pointa l’arme en direction d’un individu « Et si vous alliez voir ailleurs ? Cela me semble être une excellente idée, non ? » dit-elle avec un ton des plus sérieux. Anne n’était pas le genre de femme à se laisser faire et ce genre d’individu l’exaspérait au plus haut point. Alors hors de question de leur laisser la moindre pièce. Et Séraphin devait en penser de même.






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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Jeu 12 Nov - 2:00





Un enfant de trop


Anne de Breuil ♦ Séraphin de Monllieu






Ah ! Je dois avouer que je ne m’attendais pas à moins de la part de cette chère Madame de Breuil. À la hauteur de sa réputation. Nullement inquiété, je m’en amusais presque du haut de mon cheval à voir la mine étonnée de celui qui se retrouvait à loucher vers le canon qu’elle pointait sur lui.

Sans aller jusqu’à dire qu’il fut hors d’état de nuire, mais du moins tenu en respect, ce fut son acolyte qui, dans je ne sais quel éclair de génie, tenta tout de même et malgré mes recommandations de se saisir de la bride de mon cheval. Mais, ne l’avais-je pas prévenu ? Croyait-il que je plaisantais ? Ma foi non, ai-je la tête d’un menteur ? Non, ne répondez pas à cette question… Mais cette fois, ce n’était pas le cas et Cantor lui croqua les doigts plus vite qu’il n’en fallut pour que je puisse l’avertir à nouveau.


L’homme hurla, tant sous l’effet de surprise que de la douleur certainement. Je pouvais presque l’en plaindre, les tendons mis à mal lui rappelleraient notre bon souvenir un long moment. Il se recula, se tenant la main et me gratifiant tant mon cheval que moi-même de quelques qualificatifs peu aimables.

– Ne vous avais-je pas averti ? Il faut toujours se méfier des étalons, surtout de pures races, ils ont fichu caractère.

Mais il ne voulut s’en tenir la et malgré sa main blessée s’approcha trop prestement pour que je compte lui laisser le temps de se venger de ma monture. Qu’espérait-il au juste ? Mis à part de me voir tirer sur les rennes afin de me tourner suffisamment et lui asséner un coup de botte au visage qui l’envoya en position assise sur le pavé. Un nez, une main. Deux points à zéro.

– Mais plus encore se méfier de leur cavalier. Ç’aurait été avec plaisir de vous dépanner de quelques sous, mais ma bourse est vide et la galanterie m’impose de ne jamais laisser payer une dame. À présent messieurs, assez joué, laissez-nous passer.

Mais j’avais déjà assez perdu de mon temps et afin d’appuyer mon souhait de vouloir poursuivre notre route, je sortis mon mousquet, mettant en joue le troisième larron.



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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Dim 22 Nov - 17:33








Anne De Breuil aimait par-dessus tout la ville de Paris, cette ville, cette capitale lui inspirait de grandes valeurs. Malheureusement, tout ne pouvait y être parfait. Et ce qui faisait justement cette imperfection dont la jeune femme se passerait volontiers, ce sont ses hommes, ces brigands qui ne vivaient que sur le dos d’autrui. Attaquer une femme ? Il ne faut vraiment avoir aucuns scrupules pour agir de la sorte. Mais malheureusement pour ces trois individus, ils étaient sans doute tombé sur la femme la plus sournoise, la plus criminelle de Paris. Et sans ajouter qu’Anne était bien accompagnée avec Séraphin. Alors ne perdant pas son sang-froid, la jeune espionne avait pointé son mousquet sur l’individu qui s’était approché d’elle. Ce dernier avait semblé l’air très surpris, et il y avait de quoi à vrai dire.

De son côté Séraphin semblait également s’en sortir à merveille. Lui et sa monture formait un duo de choc. Les trois individus étaient mal tombé, très mal tombé et ils devaient en ce moment même s’en rendre compte et peut être même regretter leur geste et leurs paroles. Après une légère hésitation, les trois hommes décidèrent finalement de rebrousser chemin. Anne rangea alors son mousquet, et donna un léger coup de talon sur le flanc de son cheval afin de reprendre la route « C’est pour cela que je déteste venir ici » déclara-t-elle d'une façon assez lasse . On peut dire que le cadre actuel ne correspondait pas vraiment, pas du tout même, au cadre de vie dont la jeune femme était habituée. Mais quand il s’agissait de son occupation, la jeune femme était prêt à tout pour obtenir des informations, y compris se rendre dans des lieux assez sombres et lugubres.





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MessageSujet: Re: Un enfant de trop    Mer 9 Déc - 6:32





Un enfant de trop


Anne de Breuil ♦ Séraphin de Monllieu






Je ne rangeais mon arme qu’une fois persuadé qu’ils avaient compris la leçon. N’oubliant pas de flatter Cantor d’une tape amicale à l’encolure et de noter mentalement qu’il aurait droit à une petite récompense dès notre retour. Et dire que pour ce genre d’action, je n’avais même pas eu besoin de le faire dresser. Brave animal.

Mais avant cela, la question de “que faire de cette charmante Madame de Breuil” se posait. Sans compter le mystère tournant autour de sa présence.

– Je dois avouer être fort curieux de connaître la raison de votre présence ici. Pour de bonnes oeuvres sans doute ? Ou bien en quête d‘autre chose ?

Et qu’elle me réponde qu’elle fut la pour affaires tout comme moi m’aurait étonné au plus haut point cela dit. Nous arrivions donc enfin en une partie de la ville bien mieux fréquentée et assez animée. Et je me réparais à devoir séparer nos routes afin de poursuivre mon projet. A savoir de prendre les bagages nécessaires afin d’atteindre le village de Pinon. Situé bien en dehors de la capitale, d’y prendre une chambre vu que d’ici à ce que j’y sois, la nuit ne sera pas loin de tomber et de me mettre en route dès le lendemain à la recherche de Bernadette Charon mais surtout de son bébé.

– Chère madame puisque vous me faites des mystères à propos de votre logis, me permettez vous de vous convier au mien ? Dans le cas contraire, j’aurai le regret de vous quitter très bientôt.

Détrompez-vous, je n’espérais pas qu’elle m’y suive, j’avais a faire. Même si j’étais certain qu’un tel nom figurant sur cette liste que certains surnommaient “les carnets de notre cher ange” aurait fait plus d’un jaloux. Et il est parfois des conquêtes qu’il vaut mieux éviter, plus pour des questions de sécurité que d’intérêt.



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Un enfant de trop

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